Effets du café chez les seniors

Effets du café chez les seniors

 

L’effet du café sur le corps n’est pas indifférent à l’âge. Bien que cette boisson puisse prévenir certaines maladies et protéger le cerveau.

Chez la personne âgée, la consommation du café apporte en moyenne 200 mg de caféine par jour. Du fait que la caféine est distribuée surtout au niveau de la masse maigre et que le ratio masse maigre/tissu adipeux est plus faible chez un sujet âgé par rapport à une personne jeune, une dose de caféine exprimée en mg par rapport au poids total du corps exprimé en kg pourrait résulter en une concentration plus élevée de cette substance dans le plasma et dans les tissus (1, 2). La réponse métabolique et physiologique globale à une consommation de café est similaire chez la personne jeune et âgée. Cependant, des preuves limitées tendent à dire que dans certains systèmes physiologiques, cette réponse peut être plus grande pour les seniors à des doses de 200 à 300  mg (1). La consommation de café augmente les taux urinaires calciques et des données suggèrent que la caféine influence le métabolisme du calcium et celui de l’os. D’autres travaux ont révélé que l’avancée en âge est associée à une augmentation de la sensibilité aux effets de la caféine. Ainsi, cette substance semble affecter les réponses métaboliques et neurologiques (1).

 

Des effets bénéfiques

 

Plusieurs études épidémiologiques entreprises en Hollande, aux Etats-Unis, en Finlande et en Suède avaient suggéré que la consommation du café pourrait être associée à une réduction du risque de développement du diabète de type 2 (2). Cette association est dose dépendante. Bien que des études cliniques à court terme aient montré que l’administration du café affecte la tolérance au glucose et diminue la sensibilité à l’insuline, d’autres données issues d’études épidémiologiques révèlent que la consommation habituelle du café est inversement associée à l’intolérance au glucose (2).

Dans l’attente d’une meilleure compréhension de la relation entre la consommation à long terme du café et le risque de diabète de type 2, il est prématuré de recommander la prise de cette boisson comme un moyen de prévenir cette affection (2). En dépit des résultats encourageants d’études réalisées sur l’homme et sur l’animal, les mécanismes expliquant le rôle du café dans la diminution des risques de cancers colorectaux chez l’homme ne sont pas encore clairs (2). De même, d’autres données ont révélé une association inverse entre le risque de carcinome hépatocellulaire et une consommation de café mais les mécanismes expliquant cet effet ne sont également pas encore clairs non plus (2).

Pour ce qui est du long terme, des chercheurs de l’université de Kuopio, de l’institut de Santé publique national en Finlande et de l’institut Karolinska en Suède se sont penchés sur le lien entre la consommation de café et/ou de thé vers la cinquantaine et le risque de souffrir de démence/MA à un âge plus avancé (3). Ces chercheurs ont conclu que les consommateurs de café d’environ 50 ans présentaient un risque plus faible de développer une démence ou une maladie d’Alzheimer que ceux qui en consommaient peu ou pas du tout. Les données de cette étude montrent également que la consommation modérée de café correspond au taux de risque le moins élevé (65%).

Références

 

  • Massey LK. Caffeine and the elderly. Drugs Aging. 1998; 13: 43-50.
  • Higdon JV, Frei B. Coffee and Health: A Review of Recent Human Research Critical Reviews in Food Science and Nutrition 2006; 46: 101-123.
  • Eskelinen MH, Ngandu T, Tuomilehto J et al. Midlife Coffee and Tea Drinking and the Risk of Late-Life Dementia: A Population-Based CAIDE Study. J Alzheimers Dis. 2009; 16: 85-91.

 

Lu sur Médi Quality